LES RÉCITS DE THE RADAVIST #39 : UN VOYAGE À VÉLO À TRAVERS L’IDENTITÉ ET LE PAYSAGE
Pierre Labardant 29 avril 2026À l’instar du partenariat mené avec The Spoken depuis de nombreuses années, The Radavist a le droit de cité sur Gravillon, nous ouvrant chaque mois de nouveaux horizons cyclistes à travers le monde, sur des terrains inédits, aux commandes de machines aux guidons droits ou cintrés, sur le bitume parfois et le gravier souvent.
Les récits de The Radavist #39 : Un voyage à vélo à travers l’identité et le paysage
[Par Molly Sugar]
Molly Sugar partage des extraits de son fanzine « De Séoul à Busan » qui raconte son périple à vélo à travers son pays d’origine, après son adoption. Elle y partage l’expérience de renouer avec ses racines et quelques conseils pour voyager à vélo en Corée. Si l’idée de découvrir la Corée vous a déjà effleuré l’esprit, poursuivez votre lecture !

En quête de reconnexion
Le retour en Corée a réveillé en moi des émotions plus fortes que prévu. Il y avait le poids de ne pas avoir grandi ici, la douleur de ne pas y être retournée depuis plus de dix ans, et une honte sourde de ne pas maîtriser suffisamment la langue pour avoir des conversations profondes avec les gens qui m’entouraient. Des gens qui auraient pu être des amis, des voisins, voire de la famille dans une autre version de ma vie.
Mais à côté de ces émotions, autre chose a commencé à émerger : la joie. Non pas cette joie bruyante et évidente, mais une joie plus discrète, profondément ancrée, née du mouvement, de la découverte du pays non pas en simple visiteuse, mais en enfant adoptée cherchant à renouer avec ses racines. Il y a quelque chose de puissant à parcourir sa terre natale à vélo, à sentir le vent sur son visage et à voir le paysage se dévoiler au rythme de sa propre respiration et de ses efforts.

Ce périple de Séoul à Busan, soit 625 kilomètres à travers le pays, a été ma façon de donner un sens aux choses. Il m’a offert une autre forme de carte à suivre, non seulement celle des fleuves, des villes et des cols de Corée, mais aussi celle de mon propre paysage intérieur. À chaque kilomètre, je me sentais un peu plus présente, un peu plus ouverte, un peu plus entière.
J’ai créé un fanzine pour partager ce voyage. Il parle du trajet en lui-même : camper au bord des rivières, gravir les côtes en sueur, savourer des repas incroyables dans de petits villages et observer le paysage se transformer lentement, de la ville aux champs, puis à la côte. Mais surtout, il parle de la façon dont le mouvement et la nature peuvent nous aider à appréhender des notions complexes comme l’identité, l’appartenance et la mémoire.

Pour moi, le vélo est devenu un moyen de guérir, de réfléchir et de renouer avec la Corée, avec moi-même et avec les histoires qui m’ont amenée ici. J’espère qu’en partageant cette expérience, j’encouragerai d’autres personnes à trouver leur propre chemin à vélo, ou simplement à s’ouvrir aux opportunités que leur offrira leur voyage.

La suite du récit en anglais :

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