L’été, même lorsque le peloton est parvenu au terme de son Tour de France, invite aux rencontres. Aux découvertes cyclistes. Le travail photographique de Gilles Leimdorfer fait partie de ces surprises, proposées en l’occurence par les Ateliers de Couthures, le nouvellement créé Festival international du journalisme vivant organisé dans le Sud-Ouest à la fin du mois de juillet.

Et la caravane passe

Gilles Leimdorfer s’est immiscé pendant plusieurs années dans les contre-allées de la Grande Boucle pour mettre la France du Tour en images, à l’instar de son pair argentin Emiliano Granado, auteur du récent projet Oui c’est tout. Au gré des cinq éditions qu’il a suivi depuis 2002, il est parvenu à entrer dans les coulisses populaires de la course, préférant l’intimité du bord de route à la frénétique agitation du peloton.

Et la caravane passe

Ancien collaborateur de l’AFP, aujourd’hui indépendant, il a trouvé sa voie photographique en sillonnant la France, préférant s’intéresser aux passants parisiens, suivre la Nationale 7 et vivre parmi le peuple du Tour. Une abnégation hexagonale lui valant d’être exposé aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 2006 à la demande d’un certain Raymond Depardon.

Et la caravane passe

La somme de ce travail méritait d’être consignée. D’être affichée ouvertement. Une intention dont s’est emparée la petite maison d’édition Poetry Wanted en publiant un support original dans la série This is not a map (Ceci n’est pas une carte mais un voyage photographique). Une exposition, en mode pliage, qui dévoile les routes les plus reculées du Tour.

Et la caravane passe